BACKUP MEDIA

News

Press

BACKUP ET CININVEST : DEUX NOUVELLES AIDES FINANCIERES

2002-05-17

 

Elzévir teste les services de Backup sur le film de Raoul Ruiz, tandis que le nouveau produit financier Cininvest tire un premier bilan après A la folie, pas du tout.

Au moment où le besoin de diversification des sources de financement du cinéma ne s’est jamais fait autant sentir, deux nouveautés voient le jour, la première émanant d’une grande banque, la seconde de spécialistes de l’international…

La société générale vient en effet de mettre en place Cininvest, nouveau produit financier qui permet de faire le lien entre investisseurs traditionnels des marchés financiers et production cinématographique.

Un film a déjà bénéficié du système, malgré le refus de la Commission des Opérations de Bourse de l’accueillir en France : À la folie, pas du tout de Laetitia Colombani, produit par Charles Gassot (Téléma) pour lequel 1M € ont été réunis sur la Bourse de Luxembourg, souscrits par des institutions financières pour le compte d’investisseurs majoritairement non résidents. Le produit, simple et relativement sécurisé, offre au terme de 18 mois, 90 % du capital investi auxquels s’ajoute un rendement dont le calcul est basé sur le nombre d’entrées en salles… «En l’occurrence 800 000 entrées sur À la folie…Avec quelques 500 000 entrées en fin de carrière, le film n’est pas une opération bien juteuse, mais preuve est faite que le cinéma français ne fait pas fuir les investisseurs, juge Frederic Malègue, responsable de Cininvest. Son objectif est donc de proposer une cinquantaine de films aux investisseurs, avec un appel à l’épargne et un avantage fiscal notamment sur les productions dont la notoriété ne permettrait pas de susciter l’intérêt. « Si 0,1% de l’épargne française allait au cinéma, toute la production nationale serait assurée. Et l’intérêt de Cininvest, par rapport aux Sofica, est de pouvoir identifier, et donc de choisir, le film sur lequel on veut investir », souligne Frédéric Mollègne.

Un financement élargi à l’international

Parallèlement aux produits financiers, de nouveaux services émergent tel Backup Films, permettant aux productions indépendantes d’élargir le spectre du financement cinéma sur l’international. Animée par quatre jeunes professionnels issus de la production, du conseil juridique et de la distribution internationale, Backup Films propose aux producteurs une gamme de solutions allant du conseil sur les possibilités de financement qu’offrent les marchés internationaux à leur mise en place. Deux projets de films profitent déjà de cette démarche, habituelle dans les grands studios, plus rare chez les indépendants : Le livre à rendre de Raoul Ruiz avec Johnny Hallyday (Elzevir Films), ainsi qu’un premier film britannique avec Vincent Gallo, Asbury Park. « Pour ces deux mandats, Backup Films va intervenir soit par le biais de préventes sur quelques territoires, soit en montant des coproductions, ou/et encore en mettant en place les incitations fiscales et autres subventions locales », explique Olivier Aknin qui estime pouvoir couvrir jusqu’à 40% des budgets de productions

Sophie Dacbert
17 Mai 2002

BACKUPFILMS     |     BACKUPSTUDIO     |     B MEDIA FINANCE & FUNDS

Copyright © 2018 BACKUP MEDIA

INVESTORS ▶︎